Ski-test toute la semaine du 12 au 19 avril à Samoëns (60 km de Chamonix, 60 km de Genève, 75 km d'Annecy).
Résidence Arve et Giffre - 74340 SAMOENS 1600. Ph +33 6 322 687 00.
Des prototypes très proches de la série pourront être essayés à
l'occasion de la Pierra Menta 2008 samedi 15 mars après-midi
et dimanche 16 mars matin à Arèches-Beaufort, proche du châpiteau. Ph +33 6 322 687 00
Anselme BAUD :
Après un test à Chamonix, Anselme BAUD a utilisé un prototype
AlpControl au Cho-Oyu en septembre 2007.
Il est revenu "enthousiaste" de cet essai, avec des idées d'amélioration
qui seront disponibles dès la version 2008 par exemple pour faciliter l'utilisation
avec des gants de très haute altitude.
Compter Anselme BAUD parmis les premiers essayeurs est pour nous un immense sujet de fierté.
Anselme BAUD est guide de haute montagne, professeur à
l'Ecole Nationale de Ski et d'Alpinisme,
auteur de 1ères mythiques qui ont marqué l'histoire du ski extrême
(couloir Couturier de l'Aiguille Verte, face nord de l'Aiguille du Midi, Aiguille Blanche de Peutrey…),
il est également auteur de topos dont :
Charles HEDRICH a choisi AlpControl pour sa tentative de record de vitesse pour joindre
le pôle sud à skis tracté par une voile de kite surf.
Le choix de AlpControl s'est imposé pour :
- le confort d'une chaussure de marche les jours sans vent,
- le maintien équivalent à une chaussure de ski les jours de vent, avec un bon appui frontal et une bonne prise de cares, indispensables pour contrôler la trajectoire,
- le tout avec un poids minimal (appréciable en autonomie) et sans avoir à changer de chaussures par des températures extrêmes.
Peu avant son abandon pour raisons médicales, il confiait par liaison satellite : "Heureusement il y a des choses qui vont bien, AlpControl est incroyable d'efficacité."
Bertrand DAVID, guide de haute montagne, a essayé avec des Crispi Top 6000 :
" J'ai pu essayer AlpControl dans des conditions de neige intéressantes pour un test car variées :
un petit couloir de neige glacée en haut, un peu de piste et du hors piste
dans de la neige lourde gorgée d'eau en bas (pluie à 2200 m la veille).
Dès les premiers virages je me croyais dans des chaussures de piste : très bon appui frontal, très confortable,
bonne prise de cares associé avec les Crispi, bon appui arrière.
Si jamais il sort des chaussures de montagne avec inserts LowTech, il va y avoir de la concurrence dans l'air ! "
NDLR : vitesse, sauts, carving avec des angles incroyables... pour le concepteur, c'est un vrai bonheur de voir ses prototypes entre les mains d'un PRO.
" Pour les expéditions, j'utilise des Millet Everest (chaleur et super confort)
mais ces chaussures cumulent tous les handicaps pour faire du ski (volume sans grande rigidité).
Le test avec AlpControl est hyper concluant : j'arrive presque à godiller comme avec des chaussures de ski. "
" Il venait de tomber 40 cm de poudreuse dans la nuit, et j'ai skié successivement avec des skis FAT de marque ZAG,
et avec le système AlpControl monté sur des Fisher Tour Extrem.
Bien sur la différence entre les skis rend la comparaison difficile, mais après un court moment d'adaptation,
AlpControl s'est vite fait oublier et j'ai pu skier sans aucune appréhension dans les petits couloirs qui se trouvent sous la croix de Chamrousse.
Les alpinistes seront sans doute séduits par la polyvalence de ce système, et les skieurs de randonnée trouveront un compromis sans équivalent
entre la légèreté et la souplesse à la montée alliées à une excellente tenue à la descente…
mais peut ont encore parler d'un compromis ? "
Frédéric BUNOZ a essayé avec des La Sportiva Trango Ice :
" A la première descente avec des skis de 160 trop souples pour moi et peu de visibilité
sur une neige irrégulière (trafollée/bosses),
j'ai eu un peu de mal à m'adapter à tous ces changements et difficultés,
mais j'ai quand même pu skier aussi bien qu'avec des chaussures de ski. A la deuxième descente
avec les skis de 180 plus rigides et une meilleure visibilité, j'ai commencé à attaquer.
Le principe du ressort (la pièce de carbone) précontraint par une cordelette,
permet que la jambe fasse vraiment corps avec le ski. On le sent très bien en balançant
la jambe d'avant en arrière : le ski suit immédiatement le mouvement sans aucun jeu.
L'effet ressort n'est pas amorti, contrairement à une chaussure de ski de rando,
ce qui permet d'utiliser le flex bien plus efficacement pour les renvois dans les virages
(en plus du flex du ski).
Résutat : ça passe mieux qu'avec mes Scarpa Laser améliorées. "
Jean-Claude MARFAING, BE ski et encadrant alpinisme au CAF Toulouse,
a essayé avec des La Sportiva Spantik :
" J'ai découvert AlpControl au Ice Climbing Ecrins. J'ai été surpris par la tenue avant arrière et surtout par la qualité de
conduite du ski en virages courts ou coupés, ainsi qu'en grandes courbes. La tenue latérale qui était mon point d'interrogation premier m'a bluffé. J'avais
l'impression de skier avec une bonne paire de chaussures de ski alpin, rien a voir avec les chaussures de ski de rando classiques. C'est pour moi une véritable révolution. "
NDLR : La vidéo a été prise sur neige dure, nécessitant une bonne prise de cares.
Test en poudreuse avec des Salomon Super Mountain :
F.A.Q.
Question : Pourquoi avoir mis une cordelette sur certains prototypes ?
Réponse : Avant tout pour ne pas changer les habitudes. La cordelette permet de copier les sensations
des chaussures de ski alpin, qui ont du flex vers l'avant et un arrêt brutal vers l'arrière.
Elle permet en plus de précontraindre le ressort en carbone ce qui supprime le jeu avant/arrière.
Enfin elle sert aussi de leash. Elle sera en option. Mais on peut parfaitement s'en passer avec des chaussures assez rigides
(type Spantik, Crispi Top Ice, coque Asolo ou Koflach...) et un skieur bien équilibré ayant l'habitude
de skier en appui sur l'avant, peut même s'en passer avec des chaussures souples.
Question : Quelle rigidité latérale obtient-on ?
Réponse : La plupart des fixations de ski de randonnée (Dynafit LowTech, Silvretta Pure...)
transmettent l'inclinaison du ski uniquement par la butée avant. Avec AlpControl, le tibia est pris
plus haut qu'une chaussure de ski, et le moindre mouvement latéral est transmis par la pièce
de carbone directement jusqu'à quelques centimètres de la butée avant.
L'arrière de la chaussure n'est pas impliqué dans la transmission des efforts.
Ce principe permet d'obtenir une excellente conduite des skis même avec des chaussures souples.
Question : Existe-t-il des chaussures d'alpinisme avec inserts LowTech ?
Réponse : Pour l'instant non, mais nous travaillons activement à convaincre les fabricants
de faire des chaussures d'alpinisme compatibles LowTech.
En attendant, des chaussures d'alpinisme associées à des fixations classiques,
permettent déjà un gain de performance spectaculaire à la montée.
Question : AlpControl est dans le sac à la montée ?
Réponse : En principe oui, on y a intérêt, sachant que le poids dans le sac à dos fait perdre 7x moins d'énergie que le même poids aux pieds.
Mais pour une courte remontée, on peut se contenter de défaire la sangle velcro autour du mollet.
Question : Y a-t-il des problèmes de prise de care à la montée ?
Réponse : Avec des chaussures très souples, il faut adapter sa technique. Mais avec une bonne chaussure d'alpinisme, on peut très bien avoir une prise de care, de
la même façon qu'on plante les crampons dans la glace quand on marche en dévers. Par contre on peut aussi jouer sur la souplesse de la cheville pour laisser la peau de
phoque bien à plat. Disons qu'on a plus de possibilités.
Question : Y a-t-il des problèmes de froid avec des chaussures d'alpinisme ?
Réponse : Non. Une bonne chaussure d'alpinisme est faite pour pouvoir marcher directement dans la neige, alors qu'avec des skis, le pied est beaucoup moins en contact avec la neige.
Qui peut le plus peut le moins.
Question : Et des problèmes d'humidité ?
Réponse : Non plus pour la même raison. Comme avec des chaussures classiques, un pantalon à soufflets ou des guêtres seront bien utiles pour descendre dans la poudreuse,
mais en ski de rando l'humidité vient surtout de l'intérieur, à cause de la transpiration
pendant l'effort de montée. Sur ce point des chaussures en cuir + GoreTex évacuent beaucoup mieux la transpiration que les coques en plastique, ce qui limite très
fortement les ampoules.
Question : AlpControl est-il dédié au ski d'approche, ou peut-il être utilisé
en compétition, rando classique, pente raide ou free ride ?
Réponse : En fonction des chaussures utilisées, AlpControl permet de couvrir une très
large gamme d'utilisations (voir tableau).
Bien sûr pour un free rider qui ne chercherait que la performance pure à la descente,
sans se soucier de la montée, rien ne peut remplacer le matériel de ski alpin avec des adaptateurs.
A l'opposé pour un usage vertical race ou en compétition de ski-alpinisme,
AlpControl n'a pas vocation à concurrencer les XP500 de Pierre Gignoux.
Entre les deux, le point fort de AlpControl c'est la polyvalence, et dès qu'une sortie à peau de phoque
se déroule sur un terrain varié avec marche d'approche, faux plat, montée, passages techniques en crampons, descente à skis...
le compromis offert par AlpControl est très difficile à égaler !
Question : Il y a-t-il un risque de casse ou de fragilité à cause du froid ?
Réponse : Des prototypes sont testés depuis 2004, ils se sont très bien comportés
en Alaska, en Himalaya et en Antarctique pas des conditions extrêmes,
et le modèle de série sera plus solide que les prototypes faits de façon artisanale.
Le ressort en fibre de carbone HR (Haute Résistance) est calculée pour résister
au déclenchement frontal d'une fixation qui serait réglée entre DIN 15 et DIN 18.
Il y a donc un coefficient de sécurité important.
N'hésitez pas à poser d'autres questions par mail.
Merci.